LE MINISTRE D’ETAT ABDOULAYE MAÏGA : « LE GOUVERNEMENT N’A PAS POUR MISSION DE SURSEOIR AU PROJET DE REFERENDUM »

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Dans le souci du bon déroulement de l’élection référendaire suivant une démarche consensuelle et inclusive, le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation le Colonel Abdoulaye Maïga a convoqué le jeudi 12 janvier au Centre de Formation des Collectivités Territoriales (CFCT), les partis politiques pour échanger sur les pistes meilleures de l’organisation de ce scrutin.

Le jeudi 12 janvier le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Colonel Abdoulaye Maïga, accompagné de ses homologues en charge de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions Ibrahim Ikassa Maïga et le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes Politiques et Institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko a rencontré les représentants des partis politiques et de la société civile dans le but de trouver une démarche consensuelle et inclusive dans le cadre de la tenue du prochain référendum.

Sur un total de 281 partis politiques saisis pour apporter des propositions et des suggestions, seulement 50 ont répondu, soit un taux de 17, 79% et sur 50 réponses reçues, 24 ont fait des propositions ayant permis de disposer de 48 suggestions dont 6 options principales,  a révélé le ministre d’Etat  Maïga.

Selon lui, les propositions des partis politiques sont entre autres : l’organisation d’une vaste campagne auprès des populations pour qu’elles adhèrent à la cause. De renforcer le dispositif sécuritaire pour la tenue  du referendum, et de chercher le maximum de consensus autour de l’avant-projet de Constitution. Mais aussi, de faire une large diffusion du projet de la Constitution en impliquant les partis politiques, les organisations de la société civile, les chefs coutumiers, la Diaspora, les réfugiés et personnes déplacées.

Certaines propositions recommandent aussi de surseoir au processus du referendum. En réponse, le chef du département chargé des élections a indiqué que ces propositions sont toutes bien notées, d’où la nécessité pour lui de communiquer et de vulgariser le projet de Constitution. De même, renforcer la sécurité, et de prendre en compte des aspects techniques c’est-à-dire le processus de la carte d’identité biométrique en cours. A ses dires, le Gouvernement est conscient pour la mise en place rapide des démembrements de l’AIGE et une réflexion est en cours au niveau des autorités de la transition et les discussions sont prévues avec l’autorité indépendante de gestion des élections pour savoir dans quelle mesure le délai de 6 mois peut être réduit.

Il a fait savoir que son département en collaboration avec le Ministère de la Refondation de l’Etat et celui délégué auprès du Premier ministre chargé des Reformes Politiques et Institutionnelles a toujours privilégié ce cadre d’échanges avec les partis politiques et la société civile afin de recueillir leur avis avant toute prise de décisions sur les réformes politiques et électorales. Avant d’ajouter que l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle Constitution est une priorité des plus hautes de la transition. C’est pourquoi, il a rappelé que le Président de la transition, le colonel Assimi Goïta a mis en place une commission de rédaction de la nouvelle Constitution le 10 juin 2022 par décret n° 2022- 0342/PT-RM.  Que cette commission a procédé à la remise officielle de l’avant-projet au président de la transition, suivie des séances de restitution au Gouvernement, à la Cour Suprême, au Conseil national de transition, à la société civile et aux partis politiques. En effet, pour prendre en charge les différentes observations faites par ces acteurs, le président de la transition a encore mis en place à travers le Décret n° 2022-0777/PT-RM du 19 décembre 2022, une commission pour finaliser le texte constitutionnel afin de doter notre pays d’une loi fondamentale conforme aux aspirations du peuple.

A en croire le ministre d’Etat, le gouvernement n’a pas pour mission de surseoir au projet de referendum. « Nous avons un objectif c’est d’organiser le referendum. Ce qui pense qu’il faut surseoir ce referendum c’est hors mandat, c’est pas du tout dans mes attributions je ne me prononcerai pas sur ce genre de sujet » a-t-il clarifié. Selon lui l’idée d’avoir une nouvelle Constitution ou révisée la Constitution est antérieure à la transition et le projet est piloté par le chef de l’Etat.

Par Fatoumata Coulibaly

SourceLe Sursaut

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