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11ème réunion tripartite Mali -Burkina Faso -UNHCR

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Le Burkina Faso reçoit plus 23 000 réfugiés malien contre 13 000 burkinabé au Mali

L’information a été donné à la 11ème réunion tripartite Mali -Burkina Faso -UNHCR,tenu du 12 au 13 novembre 2021 à Bamako

 

Selon M.Ministre de solidarité M. Oumarou Diarra «la tenu de la présente session,la 11ème ,juste trois mois après,témoigne non seulement de l’importance de la coopération entre le Burkina Faso,la République du Mali et le Haut-commissariat pour les réfugiés et surtout de l’attention toute particulière que nous accordons tous à la question des réfugiés»ajoute-t-il «Malgré le contexte sécuritaire instable dans le nord et une partie du centre du pays,la détermination du gouvernement du Mali à mettre en œuvre les dispositions de l’accord pour la paix et la réconciliation reste ferme et totale.Aujourd’hui, la recrudescence des attaques terroristes constitue la principale entrave à la mise en œuvre de l’Accord

Dans le cadre du retour de l’Administration dans certains cercles des régions du Nord et du Centre,le Gouvernement continue à procéder à la nomination des représentants de l’Etat dans les postes de commandement vacants(préfet,Premier et deuxième Adjoint aux Préfet et les Sous-préfets) et qui rejoignes leur poste.

La nouvelle posture des Forces Armées Malienne et la montée en puissance de la Force Conjointe du G5-Sahel en est l’illustration parfaite,permettant ainsi de renforcer l’accès des actions humanitaires aux populations et le retour progressif de l’Administration et des services sociaux de Base dans ces régions

 

De janvier à septembre 2021,dans un contexte marqué par l’insécurité et la pandémie à coronavirus,les groupes armés ont poursuivi leur attaque contre les populations civiles dans le Nord et le centre du pays.Dans le centre,des violences intercommunautaires et affrontements ont été signalés. Le caractère violent des conflits a provoqué d’importants déplacements de populations tant à l’intérieur du territoire malien que vers les pays limitrophes.

Chaque semaine,de nouvelles personnes déplacées internes (PDI) continuent d’être enregistrées.Ces mouvements ont un impact considérable sur les personnes forcées de fuir leur foyers et sur les communautés qui les accueillent

A la date du 30 septembre 2021,il a été enregistré 83 712 rapatrié dans 115 communes et 156 757 réfugiés dans les pays d’asile notamment

23 173 au Burkina Faso

72 033 en Mauritanie

61 320 au Niger

 

Le représentant de l’UNHCR M.Buti Kale a exprimé l’engagement des autorités Malienne et burkinabé dans la poursuite de la recherche de solutions durables à la situation réfugiés Maliens qui sont accueillis par le Burkina Faso « Comme nous le savons, le sahel central est affligé par l’insécurité et la violence perpétrée par des groupes armés non-étatique(Gane),lesquelles insécurité et violence génèrent des mouvements de déplacement aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des pays. C’est ainsi qu’à la date du 30 septembre, plus de 156 000 maliennes et maliens ont trouvé refuge principalement au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger. Parmi ces réfugiés, plus de 23 000 vivent au Burkina Faso alors que le Mali accueille 13 000 réfugiés burkinabé ,l’insécurité et l’extrémisme violent ont également occasionné des déplacements internes, avec actuellement plus de 400 000 déplacés au Mali.Ces phénomène ont poussé au moins 5000 réfugiés maliennes et maliens qui vivaient dans le camp de Goudoubo, au Burkina Faso, à se rapatrier »il a souligné que

les difficultés auxquels sont confrontés les autorités et populations maliennes et burkinabé n’ont aucunement refroidi l’enthousiasme desdites autorités et populations d’accueil à protéger les réfugiés et personne déplacées, et à chercher, vaille que vaille, d es solutions aux problèmes de ces groupes vulnérables. Cette volonté inébranlable s’est manifestée en 2020 et cette année et c’est avec les mesures adoptées et envisagée, par les autorités burkinabé, allant dans le sens du renforcement de la protection des réfugiés ainsi que de la quête des trois solutions durables, dont le rapatriement librement consenti, l’intégration locale et la réinstallation dans pays tiers, ou ailleurs dans le pays d’asile. L’une de ces solutions n’exclut pas l’autre ou les autres. Elles se renforcent mutuellement et vont toutes dans le sens d’aider la personne déracinée à recouvrer son sens de sécurité, sa dignité, son autonomie et sa capacité de faire une contribution positive dans sa société. Ajoute-t-il «nos discussions autour des questions de rapatriement volontaire sont inextricablement liée à la recherche des autres solutions durables, qui peuvent difficilement être atteintes, si la question de la protection internationale des intéressés n’est pas au cœur de nos préoccupations et efforts. Ceci signifie que le travail de la commission Tripartite doit s’inscrire dans le cadre des stratégies de protection et de solutions durables dans leur globalité. On peut très difficilement faire réaliser le désir de se rapatrier si le réfugiés ne peut pas opter pour rapatriement ailleurs que dans son lieu d’origine, s’il le souhaite, et si on n’œuvre pas pour la création d’un environnement propice à un retour et à une réintégration durable.

Pour finir il a dit « puisque le travail de sécurisation et de l’éradication de l’extrémisme violent est de longue haleine, nous avons initié, ici au Mali, des actions de protection et de réponse, en prévision d’un possible retour forcé de réfugiés maliens. Pour ce faire, nous travaillons sur la réactivation de nos plans de contingence et nous appuyons les autorités compétentes pour accueillir et apporter une assistance vitale à celle et ceux qui retourneront volontairement ou involontairement ».

Nematou Sangaré

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