Sangarébougou Don Da : La population mobilisée pour le pont

Le grand meeting de Cri de Cœur a eu lieu, vendredi 16 septembre 2022, à Sangarébougou Don Da. Il était organisé par le Conseil communal de la jeunesse de Sangarébougou.

Béni Dagnon, membre de la Commission d’organisation et maître de cérémonie, a bien présenté la cérémonie. Il s’agit d’un cri de cœur, pour le pont de Sangarébougou Don Da. A cet effet, la jeunesse a démarché les autorités de Sangarébou, la mairie, les religieux, les notabilités, les gros bras, les syndicats, les maîtres de la parole. Il les a tous remercié pour leur présence et leur soutien. Il a cité toute la presse invitée.

Béni Dagnon a simplement expliqué le problème : une fois, un enfant a été emporté par l’eau de pluie à Sangarébougou Don Da. C’est donc une urgence pour la construction des infrastructures.

Trois chefs de quartier de Sangarébougou ont manifesté leur joie de voir les jeunes de Sangarébougou sortir, samedi 9 septembre, pour leur unité et pour le pont. Ils ont demandé de l’aide.

Djéli Soumano, chef des griots, a   demandé l’aide des partenaires. La jeunesse est là, a-t-il dit Les griots ont salué le maire, les syndicats et les jeunes. Comme les chefs de quartiers, ils ont affirmé que s’il pleut, il faut attendre 3 à 4 heures avant de rentrer dans les domiciles.

Le Président du Conseil communal de la jeunesse de Sangarébougou, Mohamed Coulibaly, a parlé d’une cause noble. Il a remercié la jeunesse de la commune, qui a permis l’expression d’un cri de cœur, au gouvernement, aux bailleurs de fonds et aux bonnes volontés, pour la construction des infrastructures.

Pendant l’hivernage, a-t-il dit, Sangarébou est en  mauvais état et la route est coupée du monde. La population souffre donc de cette situation. Depuis des années, a-t-il soutenu, ils cherchent des ressources pour construire le pont, en vain. il a martelé leur devise : « Unis nous bâtissons »

L’Imam de Sangarébougou a recommandé l’unité. Il a fait des voeux  et souhaité la paix à la population qu’il soutient.

Le Pasteur Zacharie Sagara, de l’église protestante, a commencé par saluer tout le monde. Il a déclaré : « nous ne pouvons nous retrouver sans chemin ». Il a ajouté qu’il faut passer par le chemin pour aller où on va. Si le chemin n’est pas construit, il n’y a pas de chemin. Donc l’ambition de l’église protestante est que le pont soit construit. « Chaque fois que vous vous levez, nous sommes avec vous, que la commune soit unie dans la paix, si nous sommes unis, c’est possible, » a dit le pasteur.

Jean Claude, représentant de l’église catholique, a parlé des soucis pour la construction du pont, à cause du mauvais état des lieux. Le représentant de l’Eglise évangélique a rappelé leur mobilisation pour la cause de la commune, notamment en matière de santé et d’école. Pour le pont, a-t-il dit, il faut que tous en fasse un devoir pour que ce soit une réussite.

La représentante de l’Association des femmes, a fait ses salutations, notamment à la jeunesse. Elle a rappelé qu’en cas de pluie, ils ne peuvent pas entrer dans leur commune. Elle a demandé de l’aide. Les femmes de Sangarébougou, a-t-elle dit, sont mobilisées  pour le pont.

Le Représentant des syndicats des transporteurs, a salué le public et en particulier, les jeunes. Trop de véhicules passent par cet endroit, a-t-il dit, il faut l’aide des autorités de la transition et des bonnes volontés.

Bancouma, le Représentant du Conseil national de la jeunesse du Mali, a soutenu que la commune a besoin d’une jeunesse soudée, responsable et dévouée pour la cause de la commune. « Vous faites la fierté de la commune, a-t-il indiqué. » Il a estimé que le problème se réglera avec nos autorités. Il leur a assuré que leur président Habib Dako, a déclaré que le bureau national du CNJ reste ouvert pour la jeunesse de Sangarébougou. Il est prêt  à les aider.  Mohamed Kéita a félicité la commission d’organisation et demandé l’aide du président de la transition, Assimi Goïta, des autorités et des bonnes volontés, pour la construction du pont.

Dans l’interview qu’il nous a accordée, le Maire de Sangarébougou, Kassim Sidibé, a lancé un cri de cœur pour l’aide de l’Etat, des bailleurs de fonds et des bonnes volontés pour la construction du pont. Il a décrit les difficultés en temps de pluie. Toutefois, il a signalé que le gouvernement  a pris des initiatives, sans suite.  La mairie seule, , a-t-il reconnu, ne peut pas résoudre le problème. Il a félicité la jeunesse pour sa mobilisation. Il  a encouragé les jeunes à poursuivre leurs efforts. Le maire Kassim Sidibé a souten que la porte de la mairie reste ouverte à la jeunesse, pour toute sollicitation.

Baba Dembélé

Le Journal@yonnenth

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