MINUSMA: Le contingent ivoirien plie bagages

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La plaie entre Bamako et Abidjan devient de plus en plus béante. Alors que les deux capitales sont en pleine crise depuis l’éclatement de l’affaire des 49 militaires ivoiriens, le Gouvernement ivoirien annonce le retrait de ses troupes de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

En effet, le 28 octobre 2022, le Ministre Délégué Léon Kacou Adom, a, lors d’un entretien, informé le Secrétaire Général Adjoint aux Opérations de Paix, Jean-Pierre Lacroix, de sa décision des autorités de la Côte d’Ivoire, de retirer progressivement leurs personnels militaires et de police déployés au sein de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Cette décision a été notifiée officiellement au bureau du secrétaire général adjoint aux opérations de paix (DPO) des Nations Unies à New York, par le Gouvernement ivoirien, via une correspondance en date du 11 novembre 2022.

« La relève de la compagnie de protection basée à Mopti ainsi que le déploiement des officiers d’Etat Major (MSO) et des Officiers de Police (IPO), prévus respectivement en octobre et novembre 2022, ne pourront plus être effectués », précise la correspondance. Lequel précise de même que la Côte d’Ivoire n’envisage pas relever, en août 2023, les militaires et autres éléments, présents au sein de la Force de la MINUSMA.

Par conséquent, le Gouvernement ivoirien a demandé au Département des Opérations de Paix (DPO) de prendre des dispositions idoines qu’il lui plaira en vue de la mise en œuvre immédiate de cette décision.

« Le Gouvernement ivoirien agrée le plan de retrait ordonné et sécurisé proposé par le DPO et voudrait l’assurer de sa volonté de rester engagé au service de la paix. A cet égard, il est disposé à redéployer les contingents retirés du Mali, dans les autres missions onusiennes de maintien de la paix », peut-on consulter dans la correspondance.

Depuis 2013, 158 Casques bleus ont laissé leur vie dans des actes hostiles. Parmi eux, quatre Casques bleus ivoiriens ont été tués le 13 janvier 2021 au cours d’une attaque contre un convoi de véhicules blindés de leur compagnie basée à Tombouctou. Un engin explosif improvisé avait sauté au passage de leur convoi.  L’unité ivoirienne était composée jusque-là de 650 hommes et femmes.

En 2017, la Côte d’Ivoire avait envoyé sa première unité combattante de 150 soldats au Mali, qui a rejoint la force de l’ONU à Tombouctou.

La Rédaction

SourceLe SOFT

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