Affaire des 49 mercenaires au Mali : l’heure de la justice anticriminelle a sonné

Éditorial du 19 septembre 2022

Dans aucun Etat fonctionnel de ce monde, il n’est admissible qu’un Etat voisin envoie des hommes lourdement armés, avec de faux passeports, sans ordre de mission, ni autorisation quelconque de l’Etat d’accueil. Or, en niant la qualité de mercenaires des 49 soldats ivoiriens interpellés le 10 juillet 2022 au Mali avec des armes de guerre lourde, des passeports dissimulant leur identité de militaire, et sans le moindre mandat ni de l’ONU, ni des autorités maliennes, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, instrumentalisé par Alassane Ouattara et ses maîtres néocolonialistes occidentaux, vient de poser l’acte de trop qui offense la dignité, la souveraineté et le droit du peuple africain du Mali.

Quelles conséquences ? A mon sens, au moins les trois suivantes :

1) La justice malienne, devant le refus du régime despotique ivoirien d’Alassane Ouattara de remplir les 3 conditions diplomatiques posées par le Mali depuis le 28 juillet 2022 à Lomé sous l’égide de la médiation togolaise, doit sévir contre les mercenaires de Ouattara et leur appliquer toute la rigueur de la loi du Mali. Des peines exemplaires doivent en toute indépendance être prononcées par les juges maliens, afin que le monde entier sache que le temps de la soumission de l’Afrique aux oukases des vassaux africains et des puissances impérialistes est clos.

2) Le peuple malien se voit conforté dans sa demande de retrait total des forces néocolonialistes de l’ONU (MINUSMA) de son sol, phénomène qui n’est pas sans rappeler la mobilisation des peuples du Congo RD et du Centrafrique ou de Somalie contre le maintien des missions nécocolonialistes de la MONUSCO, de la MINUSCA ou de la MINUSOM sur le sol africain. L’appel lancé en ce sens dès le 18 septembre 2022 par le COREMA annonce la fin du tutorat onusien sur le sol malien.

3) Le gouvernement de Transition du Mali doit savoir que dès lors qu’il a refusé de coopérer dans la lutte antiterroriste avec la coalition impérialiste de l’OTAN qui – en bonne entente avec les organisations terroristes- a tué le leader libyen Kadhafi, détruit la Libye et déstabilisé tout le Sahel depuis 2011, l’Imperium occidental a juré sa perte. Par conséquent le renforcement des alliances géostratégiques du Mali dans le cadre de la dynamique du monde multipolaire s’impose, pour aller au bout du combat du peuple malien pour sa vraie souveraineté et sa vraie prospérité, qui passeront nécessairement par la sortie des organisations sous-régionales néocolonisées comme la CEDEAO et de la monnaie néocolonialiste française du FCFA.

Et ce ne sera que justice.

Fait ce 19 septembre 2022 à Paris

Dr Franklin Nyamsi Wa Kamerun Wa Afrika

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