Affaire des 46 militaires ivoiriens détenus au Mali : La Cédéao s’inscrit dans la mission de bons offices !

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Vers la fin de la crise entre Bamako et Abidjan? La question  revient constamment sur les lèvres depuis le séjour jeudi dernier dans la capitale malienne des présidents Nana Akufo-Addo du Ghana et Adama Barrow de la Gambie. Si rien n’a filtré de leur tête-à-tête avec le président de la Transition du Mali, Assimi Goïta, leur visite pourrait marquer une étape importante dans le dénouement de cette  affaire  qui pollue les rapports entre deux pays frères depuis le 10 juillet 2022.

En marge de la 77ème Assemblée générale des Nations Unies, les Chefs d’Etat de la  CEDEAO ont décidé de dépêcher à Bamako une délégation de haut niveau composée des présidents togolais, ghanéen et gambien. Mais le Jour J, ce sont les présidents Akufo et Barrow qui ont effectué le déplacement. Faure s’est fait représenter par son ministre des Affaires étrangères

À deux reprises le même jour, le Chef de l’Etat malien a reçu ses hôtes. Pour évoquer le seul sujet inscrit à l’ordre du jour : la situation des 46 militaires ivoiriens. Si rien n’a filtré de la rencontre, le président Ghanéen, Nana Akufo-Addo, a rassuré qu’il y a de «bonnes relations».  Pas d’autre mot à la presse. Ni de sa part ni du président Barrow, encore moins du Médiateur de la crise malienne, Goodluck Jonathan. Aucun communiqué.

Toutefois, le fait pour la Cédéao d’avoir dépêché à Bamako au moins deux Chefs d’Etat   laisse croire que l’organisation communautaire a opté pour la voie du dialogue plutôt  que les discours musclés et auxquels elle nous a habitués. Le dialogue, seule issue pour parvenir à un dénouement rapide de la crise. Un dialogue franc et dépouillé de toutes pressions. Bamako n’accepterait aucune solution imposée dans cette crise.

Avec la diplomatie, la crise pourrait aboutir rapidement à un dénouement, la voie conseillée du reste par l’opposant ivoirien, Soro Guillaume, en exil depuis plusieurs années. Il a tranché sur compte tweeter officiel  « la diplomatie seule permettra de résoudre cette crise».

SourceLe Challenger

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