URGENT :

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Le Front populaire des jeunes du Mali a rencontré le Syndicat national des commerçants détaillants du Mali, jeudi 7 octobre 2021, au siège de l’ex Patronat du Mali, sis à Quinzambougou. La cérémonie était présidée par Cheikh Oumar Sacko, président du Synacodem. Le thème portait sur la vie chère et la hausse vertigineuse des denrées de première nécessité.

Les débats ont été très animés. En effet, après le mot de bienvenue et les salutations d’usage du président du Synacodem, le président du Front populaire des jeunes du Mali, Mahamadou Diawara, est allé droit au but : les prix des denrées de première nécessité qui prennent l’ascenseur, le kg de sucre à 400 F, la viande sans os à 2500 F et avec os à 2200 F. Il a signalé que le FPJM, après avoir rencontré le Premier ministre a tenu à débattre avec les commerçants détaillants qu’il considère comme la base, pour régler ces problèmes. Il demande donc au Synacodem de se lever et s’il le faut, dans le cadre d’un forum, avec d’autres structures, telles que la CCIM et d’autres chambres consulaires. Le ton était donné. M. Coulibaly a parlé du Mali, avec 92% de pauvres. Garaba Simpara a fait une intervention remarquée, en faisant remarquer le nombre d’activités effectuées par le Synacodem, avant d’expliquer pourquoi, aujourd’hui, il faut l’union des forces pour éradiquer la cherté de la vie, qui handicape, aussi, l’éducation des jeunes. Dans 3 familles, a-t-il dit, 2 ne peuvent assurer le petit déjeuner et le dîner. Il a rappelé les soucis de Mahamadou Diawara, qui estime que le Synacodem doit alerter l’Etat. Sidy Traoré, vice-président du Synacodem, a expliqué la hausse des prix par le COVID qui a frappé le secteur commercial, le manque de subventions, le terrorisme, le monopole concédé à certains commerçants et l’exportation de la viande. Boubacar Diabaté du Synacodem, a fait cas de la cherté des dédouanements et du manque de financement des partenaires internationaux. Toutes choses, a-t-il dit, qui crée la malnutrition dans les familles. Le Synacodem a surtout attitré l’attention sur les prix d’achat élevés qui entraînent des prix de vente exponentiels. Comme pour dire qu’ils sont sur la même longueur d’onde avec Mahamadou Diawara, Ils ont reconnu le besoin de larges concertations.

Toutefois, le président du Synacodem a tenté de modérer les débats : ce n’est pas le rôle du Synacodem de dire aux commerçants détaillants de diminuer les prix. Malgré tout, a-t-il dit, il existe une commission dont fait partie le syndicat, qui peut demander de faire l’état des prix. Le forum proposé par le FPJM a été considéré comme une bonne idée à discuter à la commission et qui pourrait pousser le Conseil national des prix à se réunir et alerter l’Etat.

La réunion a pris fin, en toute convivialité, avec une photo de famille.

Baba Dembélé



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